lundi, 22 septembre 2008
Morale et communication
Quelques nouvelles d'importance inégale:
- comme le titre ne vous l'indique peut-être pas, je me suis acheté un bouquin d'Habermas et je projette de le lire dans les prochains jours. Ca c'est pour les nouvelles pas importantes, sauf pour moi. Je voulais me remettre à la philosophie et je ne savais pas quel angle adopter. Quoi de mieux qu'un auteur europhile? Voilà pour la morale (européenne!).
- la rentrée a eu lieu il y a un peu moins de deux semaines. Les cours se passent très bien, plein de gens sympas, l'ambiance est studieuse et motivée, et les profs sont compétents, mis à part un que j'ai vraiment dans le nez (qui ne parle que de lui, ce qui est très énervant!). Mais, c'est vrai, cela ne veut pas dire qu'il s'agisse d'un incompétent. Juste qu'il est con.
- je pars dans trois jours, et je ne suis vraiment, vraiment pas prête! La valise est éclatée par terre dans la chambre et les vêtements à repasser s'accumulent. Heureusement que j'aurai mercredi libre pour terminer.
- je créerai une fois en Pologne un nouveau blog, sérieux, sur la Pologne. Je cherche des contributeurs. Je vais proposer à des camarades de promo, on verra. A priori, en français, avec peut être des articles en polonais, en anglais aussi, pourquoi pas. Voilà pour la communication.
Et voilà pour ce court billet. Il est tôt le matin et je dois aller prendre ma douche. Journée chargée: visite de la Cour Européenne des Droits de l'Homme ce matin (par chance c'est à deux pas de chez moi), puis cours de politiques publiques (arf), avec possibilité entre les deux de réunion informelle concernant la conception du trombinoscope / annuaire dont mon groupe de travail a la charge. Ah, journées blindées, vous êtes de retour...
07:33 Publié dans Blog, Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 30 mars 2008
A potem?
Well, this note's gonna be in English because I know that French is no universal language. I would very much like to keep in touch with my friends from Poland, dlatego!
Irina, Layla, please if you read this note don't be mad at me for not giving as much news as I should. Busy times are ahead. But I have great news: next year I will be in Poland, again. Well, it's not for sure, and it will not be in Warsaw. There is going to be a selection, but I have a good chance of being chosen. It's a French-Polish Cooperation master's degree, half of it is in Wroclaw, one fourth in Strasbourg, and I guess another fourth in Brussels, if I've understood the professor right. I really can't wait.
My polish is a bit strasnie right now, since I don't practice that much. But dzisiaj I've watched the movie "Katyn", Andrzeja Wajdy. It was OK, but not as good as I've pictured it. Anyway, I knew ho it would end...
My horseriding is very bad too, since I didn't practice any since the terrible experience last time where the made us trot for an hour without stopping. My boots and pants are waiting in the closet for me to use them again. Maybe I will, when I won't have "fear" anymore. This is unlikely to happen in the next months though.
Family is family - when they don't have problems, it is not a normal situation. Kinda the reasons why I've been busy and pissed off lately. All the times I've said I wouldn't care anymore, and I still go there, with my expectations so high that they inevitably fall on a very hard ground. Being real is not one of my qualities, I guess. I can testify.
School is boring. The exams are coming, and I can't wait to get rid of these last four years I'm still burdened with. Well, not four, since I've had an intermission in Warsaw with you too. I miss you girls.
Maybe this summer, we will be able to see each other. I will have to earn some money, but when I'm done with this part, I may come in Poland, near Rzeszow. Layla, will you be there this summer? Maybe we can arrange something. I would love to go to Romania too. We'll keep in touch.
I have to go. Presentation (again) to work on. I've finally downloaded Skype on my new laptop, please feel free to call anytime.
Lots of happy thoughts. Kisses!
18:15 Publié dans Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 24 mai 2007
L'amour cheval
... Comme certains visiteurs de ce blog le savent, je fais du cheval depuis ce semestre. J'ai d'ailleurs quelques photos, à venir sur cet extraordinaire blog (ou pas).
J'ai une très bonne copine (Melissa, parfois posteuse de com's...), qui a, depuis que je la connais, cette passion pour les canassons dont on ne se défait jamais une fois qu'on l'a. Les chevaux, me disais-je jusqu'alors, c'est grand, ça sent pas forcément super bon, y'en a qui mordent, sans parler des coups de pied... Avant qu'Irina me traîne dans l'écurie que nous avions choisi sur Internet, Szarza (chargea), située en banlieue de Varsovie, il y a environ trois mois. Ce qui est magique à Wawa, c'est qu'après une demie-heure de « kolejka » (petit train, équivalent du RER parisien) depuis la gare de l'Ouest (Dworzec Zachodni), on arrive en campagne, avec fôrets, petits chemins pas goudronnés, petites maisons coquettes. Le village dans lequel on s'arrête, c'est Kanie Helenowskie (les Milans d'Helen, apparemment).
Dejà, on avait pas atterri dans l'écurie prévue; au lieu d'atterrir à Szarza, on est arrivées (on n'a pas bien lu les balises dans la forêt.... - c'est pas des conneries) à Pa-Ta-Taj (« pataclop », en polonais, d'après mon amour de Babelfish). Mais bon, on est restées quand même, parce que les gens étaient sympas et que les chevaux avaient l'air gentils, en bonne santé. On a eu notre première leçon. Horrible, j'ai eu mal pendant des jours, en plus c'était juste avant mon voyage en République Tchèque, j'ai pas pu m'asseoir là bas sans faire la grimace... S'en est ensuit beaucoup d'autres (leçons et maux de fesses consécutifs), pour notre plus grand plaisir (qui a dit que j'ai des tendances maso?), et on a peu à peu appris à maîtriser le trot (raising trot, half-seat, sitting trot... Je connais pas les mots en français...). Et sais maintenant que quand le cheval marche et qu'on le suit avec... ses hanches, tiens, ça s'appelle « anglezowac » (le verbe), « anglezowanie » (le substantif).
On a tout l'équipement: les bottes, le casque (la bombe?), le futal (affreux, j'ai des fesses de la taille des Etats-Unis là-dedans...), et le sucre, pour récompenser les petits chéris quand ils ont bien bossé, c'est à dire tout le temps – on va pas être vache, même si le cheval est un gros paresseux, faut quand même lui montrer qu'on l'aime quand même ;-).
Bref, on sait des choses.
Et en cheval, c'est pas tout d'apprendre les bons côtés... Il faut aussi (malheureusement le plus souvent contre notre volonté) apprendre à se casser la gueule... sans se la casser justement. Le cheval, ça va vite, et y'a des éléments qui les cavaliers inexpérimentés ne maîtrisent pas.
La première fois que je suis tombée, c'est parce que mon cheval (Hit, grand et « introverti ») a pris peur d'un sachet en plastique dans la forêt (« rubbish » comme dirait Agnieszka... on en parlait justement ce jour là, que la forêt était dégueu...). Il s'est arrêté brutalement pendant le trot et m'a jeté sur le côté gauche. J'ai eu peur, mais pas trop mal, comme on n'allait pas très vite. Je suis même remontée dessus, après avoir fermement demandé à mes jambes de s'arrêter de trembler – l'Adrénaline, il paraît.
La deuxième fois, c'était hier, et je me suis cassé la cheville droite.
Tout avait commencé de manière très agréable, on marchait tranquillement avec Agnieszka et Irina dans la forêt, et comme il fallait bien que je m'entretienne un peu, on est allées dans un pré, histoire que je trotte. Comme Hit est paresseux, Agnieszka m'a donné un « leurre », un petite branche, pour lui faire croire que j'ai une cravache, et qu'il l'ait dans son champ de vision, pour qu'il soit plus actif sans que j'aie à la frapper d'une manière quelconque... Chez Pa-Ta-Taj, on n'aime pas frapper les chevaux... ce qui est tout à leur honneur d'ailleurs.
Bref, je me dérouillais un peu, et Hit semblait bien répondre. A un moment, au tournant du pré, je lui ai demandé d'aller à droite en tirant sur les rênes. Et là, tout s'est précipité: comme Agnieszka le dit, un cheval est beaucoup plus fort que toi, et parfois tirer pour le faire freiner ne sert à rien. J'ai fait « Prrrr, prrrrrr! », tiré comme une tarée, mais il a continué. Il a commencé à galoper, trèèèèès vite, est sorti du pré, a traversé le cours d'eau à l'entrée, a pris le large avec moi sur le dos (qui n'en menait pas large, justement).
Là, une petite pause s'impose: à quoi ressemble un cheval quand il trotte, à quoi ressemble un cheval quand il galope? Les mouvements de ses pattes sont très différents. Quelque part, le galop est plus stable, le cheval a moins de risque de trébucher (il lève ses sabots plus haut). Mais il est aussi (et surtout) beaucoup plus rapide, et ça nécessite plus de musculature. On doit toujours serrer ses cuisses quand on fait du cheval, ainsi on évite de se casser la figure en cas de pépin imprévisible.
Quelle sensation... absolument terrible d'impuissance quand on perd la maîtrise de son cheval et qu'il se met à faire ce que bon lui semble. Evidemment j'ai commencé à paniquer quand j'ai compris (après une fraction de seconde) qu'il ne trottait plus et que je galopais... pour la première fois (arf). Le bon réflexe, je me suis levée sur mes étriers et me suis rapprochée de son cou en serrant les rênes... Quand j'ai vu le ruisseau, je me suis dit « putain de merde », ai dit « nie, nie, nie, nie » frénétiquement (ce qui était stupide puisque ma voix complètement paniquée a dû l'exciter).
Et là, je me suis dit (contemplant l'immensité verte devant moi et sachant bien que Hit ne s'arrêterait pas avec moi sur le dos), qu'il fallait que je tombe avant qu'il me fasse tomber. Mieux vaut choisir à quel moment et comment tomber plutôt que de laisser le cheval prendre la décision à ta place... Ai donc enlevé mes papattes des étriers et me suis laissée tomber sur le côté droit... J'ai encore dans ma tête ce moment effrayant où la seule chose que tu peux voir, ce sont les jambes du cheval, et tu te dis « je vais mourir », spécialement quand tu sens avec quelle force ta tête heurte le sol.
Après, il y a le moment de flottement sur le sol: tu entends ta respiration complètement affolée, les larmes coulent, tu ne vois rien, tu peux pas bouger un muscle, tu penses que tu vas rester comme ça le reste de ta vie. Mais tu ne sens encore rien (merci Adrénaline; l'ennui, c'est que tu fantasmes pendant une bonne minute sur ta possible tétraplégie).
Après, tu commences à hurler (quand la raison te reviens, tu appelles à l'aide). Comme quoi le cerveau est fait bizarrement: j'ai pensé au polonais, même pas à l'anglais et encore moins au français: « Pomagaaaaajcieeeee! » (aidez-moooooiiiii). Heureusement Agnieszka et Irina sont arrivées bien vite...
Après ça tout s'est vraiment passé de manière inhabituelle. Revenue à dos de Wanda à l'écurie (Wanda est un petit cheval qui pourrait passer pour un poney... que je n'ai pas eu de difficultés à monter donc. Heureusement que l'on monte du côté gauche, sinon j'aurais pas pu à cause de ma cheville).
Pied dans l'eau froide sur le banc à l'entrée des étables (après ôtage douloureux de la botte droite...), puis badage, théoriquement avec un produit pour chevaux, mais comme ils n'en avaient plus, Agnieszka m'a fait un bandage au vinaigre... eurk eurk. Comme je ne pouvais pas marcher du tout, me suis faite porter par Michal et Bartek (je crois). Les vaches, ils ont dit que j'étais lourde ;-). Ramenée en voiture à la gare de Pruszkow, taxi de Pruszkow à Radomska, tout le monde s'est montré d'une gentillesse incroyable. Y'a pas à dire, l'entraide, les Polonais ils savent ce que c'est (en tous cas ceux que je connais).
Mais le conte de fées (« la cheville foulée, pas besoin de béquilles! » qui se transforme à la fin du conte en « cheville cassée, opération possible ») n'est pas terminé! Me reste à vous raconter mes aventures hospitalières ;-)
20:03 Publié dans Petites et grandes bêtes, Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 15 mai 2007
Le(s) Chat(s) de Radomska
Oui, notre résidence étudiante, depuis peu, accueille (certes de façon sporadique... faut pas rêver...) un chat. La bête en question reste mystérieuse à mes yeux: elle apparaît de temps en temps, disparaît pendant deux jours... et réapparaît.
L'autre jour, je recommençais à courir (... souffrance... j'ai mal...) avec Layla. Une demie-heure de calvaire. Ces endroits que j'aime tellement (le Pomnik Lotnika... qui pour moi ne signifie qu'une chose: je vais à l'aéroport... Hala Banacha, qui signifie "ouais! swieze bulki!" "du pain frais!") sont devenus des salles de torture en plein air... Mais bon, c'est moi la maso dans l'affaire, j'ai choisi de suivre ma crazy flatmate vers de nouvelles aventures sportives... A se demander pourquoi tellement de personnes sur terre s'infligent ce traitement... (en fait j'ai la réponse: après, on se sent si bien qu'on en oublie la douleur de l'effort!)
A l'arrivée:
08:42 Publié dans Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 03 février 2007
Ukochany Kraj, Ukochany Kraj...
Hier, journée remplie. Le matin, je bosse (mon polonais). L'après-midi, je vais à la piscine du quartier et je m'bousille les adducteurs tellement je rageais de nager. Et le soir, à 19h, vais au théâtre, voir "Ukochany Kraj, czyli PRL w piosence": "Mon Pays Adoré, ressentez la République Populaire de Pologne en chansons" (je crois que ça veut dire ça mais je n'y mettrais pas ma main au feu).
Comédie musicale très rythmée, vraiment sympa, vivante... Qui retrace avec humour l'histoire parfois tragique de la République Populaire de Pologne. Parce que pour pouvoir faire la paix avec son passé, il faut savoir en rire... Le rire guérit tout!
Les chansons étaient vraiment bien, dommage en revanche qu'il n'y ait pas eu de vente de CDs (ils vendaient des CDs mas fallait en acheter deux à 45 zlotys pour pouvoir avoir toutes les chansons du musical). Dommage aussi que mon polonais soit aussi approximatif.
J'ai beaucoup ri. Enfin bon, les gens à l'époque riaient pas trop quand ils devaient faire la queue pour du papier-toilette (bien très rare, je vous assure) ou pour de l'alcool. Aujourd'hui en rentrant des courses (le tram 1, qui mène directement à Arkadia... le Mall du coin...) j'ai vu un graffiti: "l'alcool causera la perte des Polonais". A 'époque, l'alcool était un sacré fléau. On se console avec ce qu'on a...
Mais le spectacle était aussi adorable parce qu'il montrait comment les jeunes de l'époque apprenaient à danser le Twist, comment les gens sous la Pologne de Gierek (les années 70...) partaient au ski tractant une caravane avec leur Fiat Maluch (la seule voiture que je connaisse à être plus petite que la Smart... en photo dans mon blog, en orange), les tendances de la mode à Varsovie... J'ai reconnu des endroits que je fréquente, à pieds ou en tram, et tout a bien changé... Heureusement, sans doute.
Mais le spectacle montrait également la Pologne des années 80, et Jaruzelski en 81... La répression des manifestations d'une manière abominable... Les chars... Rire à ces moments-là du show était un peu plus difficile, surtout quand on voit en vidéo un mec se faire écraser par un camion de l'armée...
Excellente soirée hier, donc... Comme quoi, ça m'arrive. Ensuite, un quart d'heure à a réception du Sheraton (ouh là là) pour attendre MON taxi qui m'emmènerait à la fête d'Alex, un super ami Erasmus qui s'en retourne à Maastricht... D'ailleurs, il faut que je lui donne l'adresse de ce blog, il comprend le français. Mais ça n'ôte rien au fait qu'il soit un "fake Dutch". Petite private joke, cela ne fait pas de mal...
Ca fait un peu mal au coeur de se dire que tout le monde part. J'ai raté la grande soirée d'adieux de vendredi soir, et je regrette vraiment parce qu'apparemment c'était vraiment chouette., Evidemment, comme une conne, j'avais d'autres chats à fouetter... Pauvres bêtes.
J'ai la bonne résolution pour le second semestre de ne plus être geeky-like, de sortir plus voir le monde et d'avoir une vie sociale. Pas si difficile? Hm, peut-être que oui, peut-être que non... Et puis prendre des leçons de monte avec Irina et Layla. Je vais me faire foutre par terre par des chevaux parce qu'ils comprendront pas mon polonais (oui, faut leur parler dans leur langue à ces bêtes-là. Apparemment ça comprend les humains.) Et d'avoir un corps de rêve (qui a dit que c'était pas la peine d'essayer???!). La vengeance est un plat qui se mange glacé, comme on dit, et j'ai bien envie de rattraper le temps perdu en questionnements incessants sur mon physique.
Ca me fait penser que le body que j'ai acheté chez Zara me va comme un gant... J'aime bien me sentir belle de temps en temps.
20:13 Publié dans Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 21 janvier 2007
L'Université de Moscou
... juste pour la photo. Matthieu m'a envoyé une photo de son Université (Moscou) par MSN il y a quelque temps, et il faut absolument que vous la voyiez:
20:45 Publié dans Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 06 janvier 2007
Le Visiteur
J'ai eu l'honneur de la visite de son Altesse Toute-Puissante Julien en décembre dernier. Voilà, billet spécial pour toi! J'ai passé un super week-end, et sur ce, je ne publie que les meilleures photos, et je dois dire que certaines sont particulièrement réussies (et c'est pas grâce à mon appareil... qui, même s'il a 7,2 mégas, est absolument pas adapté au froid et à la nuit, autant dire qu'il est pas fait pour moi). Voilà, Warsaw by night, the best I could do!
Projets de voyage à Prague, Krakow et Auschwitz en mars (voyage organisé par le lycée de mes parents que je vais inflitrer... ils auront bien besoin d'une interprète, nan?). Retour en France prévu pour le 8 février (billet d'avion réservé, même si "last minute issues" à prévoir - ces cons vont envoyer le billet à l'adresse de mon passeport - en France. Non mais, les billets électroniques, c'est pas compliqué pourtant!). J'ai quelques visites à faire et à recevoir, surtout. Malheureusement je ne reverrai probablement pas Strasbourg avant l'été. On fait avec ce qu'on a!
Et printemps prochain à Berlin? La ville de toutes les tolérances saura-t-elle me tolérer MOI?
17:08 Publié dans Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 16 novembre 2006
Palac Kultury i Nauki
Je pense que ça peut être intéressant de parler un peu du plus haut gratte-ciel de Pologne... 231 mètres de gigantisme soviétique que les Varsoviens (et les autres) manquent difficilement de voir. On raconte que le poste le plus convoité à Varsovie est celui du vigile du Palais de la Culture et de la Science: c'est en effet le seul à ne pas le voir quand il regarde par la fenêtre...
Pour la petite histoire, il fut construit entre 1952 et 1955 en tant que "cadeau de l'Union Soviétique à la Pologne". Un cadeau que les habitant apprécièrent moyennement, relativement à la pénurie de logements qui faisait des ravages: le gratte-ciel, immense mais inutile (disons-le franchement...), prenait un espace urbain précieux et fit disparaître 8 rues. On ne s'en rend pas compte comme ça, mais c'est un bâtiment particulièrement gigantesque.
Aujourd'hui encore, il est controversé. Perso je le trouve vraiment beau: l'inspiration de l'architecte stalinien a été fouiller dans la période Renaissance de la Pologne (apparemment, selon les spécialistes... j'ai du mal à trouver quelque chose de Renaissance là-dedans... m'enfin...). Il me fait un peu penser au Big Ben des Anglais... Mais c'est vrai que Ben n'est pas associé au stalinisme! Et la nuit, comme le montre cette photo (fraîche d'hier soir...) l'éclairage est simplement magique!
Aujourd'hui, il n'est plus aussi vide qu'avant (je précise qu'il servait aux meetings du parti unique sous la République Populaire...). Il abrite la "Sala Kongresowa", la "Kinoteka" (un bon ciné, mais un peu cher...), un Musée de la Technologie (avec son Planetarium), le Comité Polonais de l'UNESCO, quelques théâtres (trois en fait), l'Académie Polonaise des Sciences (en son sein le Musée de l'évolution... ça fait marrer quand on pense à ce qu'a dit dernièrement un membre du gouvernement polonais sur Darwin...). Et j'en passe.
Et le meilleur pour moi: la terrasse panoramique au 30è étage... De laquelle on peut embrasser du regard l'architecture chaotique de Wawa.
11:01 Publié dans Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 12 novembre 2006
Un 5 novembre 2006...
Je trouvais logique de vous montrer les premières neiges de Varsovie... avec quelques jours de décalage certes, mais c'est toujours ça de pris, vous me direz. Voilà deux photos pour vous montrer que je ne MENS PAS en disant qu'il a neigé le 5 novembre. Et pas de la petite neige de rien du tout, hein. Vive la neige et les gros flocons à quatre heures du matin! L'autre photo date de la journée précédant cette nuit mémorable. Il a fallu que je me pince pour me persuader que non, on était pas en janvier mais bien début novembre... Malheureusement, comme pendant la journée il fait assez doux et que le soleil tape pas mal, tout a fondu. Vive les flaques sur les trottoirs et sur Nowy Swiat, en travaux... pour le plus grand bonheur des étudiants. On a eu droit limite à des sables mouvants... Merci, la mairie de Varso, qui a eu l'excellente idée (en période d'élections, notez; aujourd'hui avaient lieu les élections municipales...) d'organiser l'entière réfection d'une desrues les plus importantes (pas en taille mais pour le symbole) de Varsovie. Je me souviendrai du marécage.
18:48 Publié dans Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
... no comment
... affirmatif, j'étais absente!
Bon, j'avoue, une pincée de "trop de boulot, je vais mouriiiiir", un soupçon de mauvaise volonté et un zeste de paresse: je n'ai pas écrit de billet sur ce blog depuis plus d'un mois (huées attendues et compréhensibles...). J'ai préparé le fléau pour pouvoir m'infliger ma propre punition. Ne vous en faites pas, le boulot sera fait à votre place. Dès que ce billet est fini, je m'en vais me flageller.
Voilà... Warszawa, ma belle ville d'adoption, tombe peu à peu dans un hiver qui va durer longtemps, longtemps, longtemps... Heureusement, j'ai acheté des chaussures de neige. Irina, ma coloc, a ouvert de grands yeux étonnés et pleins d'inquiétude pour ma santé quand je lui ai dit que je n'avais pas de chaussures d'hiver, juste des baskets ou des bottes (je suis coquette...). Elle m'a donc pris par la peau du cou, devant l'urgence de la situation, et m'a emmené acheter des chaussures d'hiver, pour m'éviter toute future amputation. C'est beau, l'amitié! Dzieki Irinka :-)
Il est midi... Et je sais que le nuit sera là dans quatre heures, alors s'il faut que j'aille prendre l'air (ce qui m'arrive souvent), va falloir que je me magne un peu pour terminer ma revue de presse que je dois rendre demain à mon prof de World Politics. Pour ceux que ça intéresse, le sujet c'est les négociations bilatérales entre Moscou et Washington sur l'entrée de la Russie à l'OMC sur fond de sommet de l'APEC de la semaine prochaine... Détestant profondément l'économie, j'ai très logiquement choisi un sujet sur l'OMC. Raphaëlle = bardzo bardzo madra. Très intelligente. N'est-ce pas?
Tout est toujours aussi bien ici. Je regrette de n'avoir plus de photos à vous montrer car mon ordinateur est un vieillard fatigué qui fait des siestes d'une semaine entière, et que le transfert de photos épuise passablement. J'ai décidé de l'épargner (pour l'instant) afin de pouvoir le maintenir éveillé le plus longtemps possible. En effet, demain je vais nécessiter ses services pour une présentation Powerpoint (en World Politics justement), ce qui risque de lui coûter beaucoup beaucoup d'néergie. Je vais donc devoir user de toute ma force de persuasion. S'il m'en reste. J'ai tout essayé: les insultes en anglais, français, polonais, les caresses et les mots doux... Il est pire qu'un homme borné.
Le polonais est une langue qui m'étonne sans cesse... Pour ceux que ça intéresse, je compte sans doute publier deux trois billets comprenant des anecdotes grammaticales... Histoire de frimer un peu. Ben oui, c'est pas facile de se dépêtrer d'une langue qui n'a à peu près rien à voir avec le français ou l'anglais. Et je suis très très fière quand je comprends quelque chose... Merci à tous les Polonais et toutes les Polonaises qui en parlant dans la rue m'aident à comprendre un peu plus leur langue... D'ailleurs, ils ne comprennent pas pourquoi on a envie d'apprendre cette langue. Raison simple: elle est "adorable" (prononcer à l'américaine, en insistant bien lourdement sur le "ooo": "euhdooooohreubeul", oui, voilà, c'est bien!), et c'est un véritable défi intellectuel. Sept cas de déclinaisons (pas tous utilisés, certes), trois genres (sans oublier la délicate nuance "masculin animé - inanimé"), deux aspects du verbe, deux modes (et deux manières de conjuguer au subjonctif, niark, enfin je crois), 4 conjugaisons, trois temps (mais deux formes différentes pour le futur...). Heureusement, nous avons un prof génial:
PIOTR KAYAK
Spéciale dédicace à ce mec extra: avec lui, le polonais, langue qui pourrait être rébarbative (souvenir de "pani Barbara", sorcière griffue pas du tout pédagogue...), devient une chose passionnante. On plaisante même en polonais! Ce qui fait que quand il nous fait une petite surprise, genre interro sur l'instrumental, l'accusatif et la première conjugaison, on lui en veut même pas. On t'aime Piotr! To szkoda, ze jestes zonatem*. Locuteurs polonais comprendront (malgré mes fautes).
Bon, je stoppe ici. Sinon, ça va durer encore plus longtemps.
Bises à tous!
* ce qui veut dire... "dommage que tu sois marié". (zartuje*)
* zartowac est un verbe qui équivaut plus ou moins à plaisanter. dire des conneries. Je zartuje beaucoup.
12:43 Publié dans Blog, Varsovie et moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









