mardi, 03 février 2009

Tendresse

En ce moment, c'est un peu la folie chez moi; plein de travaux à rendre, des réunions skype tout le temps et un cerveau à la consistance proche d'un vieux reste de porridge desséché.

Alors pour me remonter le moral, je regarde des photos de chats. Le blog de Mélissa me permet de me dérider un peu. Sinon c'est au hasard du net que je rencontre mes boules de poil favorites.

Une petite photo adorable, et je conclus cette note.

485986_1.jpg

Parce que c'est vraiment vraiment trop mignon. Et qu'un peu de tendresse ne fait jamais de mal!

dimanche, 04 mai 2008

Grisette et Kopernik

Voilà, je vous l'avais présentée il y a quelques jours, la voilà en chair, poils et os (plus en poils qu'autre chose d'ailleurs): Grisette.

Une adorable petite minoute qui nous a rejoint il y a quelques semaines. On l'a adoptée à une association qui garde les chats sans maître, pour éviter qu'ils ne se retrouvent à la SPA, où on les euthanasit s'ils sont trop nombreux. Or, les chats, ça pullule... et les refuges sont saturés.

Nous avons donc, Sébastien et moi, fait acte de charité en recueillant chez nous cette boule de poils adorable. Elle s'habitue à Kopernik assez difficilement, puisque ce petit con lui saute sur le râble sans arrêt, mais des photos compromettantes me font mentir puisque:

1673225058.JPG

ces deux-là dorment déjà ensemble (à gauche Grisette, à droite Kopernik). M'enfin bon, ça s'est produit deux fois, et depuis, il y a eu plus d'échanges d'amabilités à coups de griffes que de câlins paresseux sur le Poang (Ikea a probablement versé des donations au Fonds pour l'Amitié Feline, ou qqch du genre: la taille des fauteuils Poang semble étudiée spécialement pour que deux chats puissent y dormir en tout confort). 

Enfin bref, Grisette est une source de distraction sans fin pour Sébastien, Raphaëlle et Kopernik, qui s'amusent respectivement à la nourrir, faire ronronner, et faire grogner / cracher. 

Grisette, qui fut victime d'une attaque dans ses années tendre, n'a pas fini d'en voir de toutes les couleurs avec cette teigne de Kopperboy... Souhaitons qu'elle nous rende heureux très longtemps, et qu'en échange nous lui procurions une belle et longue vie faite de croquettes achetées en gros à un fournisseur vétérinaire, de visites périodiques chez le véto du coin, de câlins sur la canapé et de voyages en cage lors des réunions familiales... 

lundi, 01 octobre 2007

Le Club d'Equitation de Strasbourg

Juste pour annoncer à mes lecteurs que j'ai repris l'équitation samedi dernier, au club d'équitation de Strasbourg (près du Jardin des Deux Rives). Ce fut difficile, tant sur le plan "émotionnel" (j'ai un peu stressé car le cheval que je montais - Julie - m'a donné du fil à retordre... dans le box, elle mettait ses oreilles en arrière, et j'avais beaucoup de mal à lui faire prendre les bonnes directions) que sur le plan physique (disons que j'avais jamais trotté aussi longtemps d'affilée - plus d'une demie-heure sans s'arrêter). 

Mais je compte bien continuer! Il ne faut pas s'arrêter à cause de ce genre de détails. Pourquoi je n'aurais pas le droit d'en faire? Je suis en parfaite condition physique, j'aime ça et ce que je fais de mon argent ne regarde (presque) que moi. Après, il y a des priorités. Personnellement, je préfère investir dans une licence à un club d'équitation plutôt qu'à un abonnement en salle de musculation. La seule chose qui peut me freiner, c'est ma peur, mais je compte bien m'en débarrasser très vite.

Vendredi j'ai une reprise quasi particulière, j'en profiterai pour me remettre à niveau.

mardi, 25 septembre 2007

Kopernik

Kopernik (Mikolaj pour les intimes) est le savant Polonais qui le premier a, dans son livre "de la révolution des corps célestes" (publié après sa mort), établi les fondements de la théorie de l'héliocentrisme, et a mis a mal la théorie, prévalente jusqu'alors, du géocentrisme (la Terre est au centre de l'Univers, et pis d'abord, c'est la Bible qui le dit, hein). Kopernik a influencé Galilée, Léonard de Vinci et bien d'autres. Il nous influence encore aujourd'hui dans le fait que, oui, la Terre tourne autour du Soleil, et pas l'inverse (je devrais être récompensée pour mon talent à faire des biographies). A chaque fois qu'on voit le Soleil se lever, et qu'on se dit: "mais merde alors, en fait, il se lève pas, c'est nous qui bougeons", on rend hommage à Kopernik et à son oeuvre, révolutionnaire en son temps (le 16ème siècle).

 

Mais Kopernik, ce n'est pas que Mikolaj...

 

C'est aussi et surtout le nom de mon CHAT!

 

Alias:

Chafouin (pour le vétérinaire: fallait lui trouver un nom vite fait, et comme on n'y avait pas pensé, on l'a trouvé sur une fiche avec tous les noms de chat de l'année)

Mister Ron-Ron (ça, c'est moi qui l'ai inventé: il fait un bruit de moteur de biplan quand il réclame à manger, quand il se met en boule dans mon cou la nuit ou quand je regarde la télé sur le canapé).

Chat (tout court).

Baby-babe (va généralement avec: "rrrougnougnon que t'es mignooou toi")

 

Je publie des photos de cet horrible mutilateur (vous devriez voir l'état de mes mains depuis qu'il les confond avec son griffoir - il est pas déjà assez grand comme ça?) sous l'album "Kopernik" (faisons dans la simplicité).

 

Quand à son histoire, elle est très simple: c'est un immigré clandestin polonais. Il a passé la frontière dans un sac (mais seulement trente secondes, hein, j'avais déjà envie de pleurer comme ça à l'idée de le mettre dans un sac!) à l'âge de 6 semaines. Demain, la SPA sera à ma porte, je le sens! pour votre info, ceux qui trouvent ça inhumain n'ont qu'à prendre sa place en Pologne, trituré par des gosses jusqu'à ce qu'il finisse en carpette sous les roues d'une voiture. Alors que maintenant, il vit très heureux à Strasbourg, où il a volé le travail d'un honnête chat français. Comme l'a dit Pierre-Yves, on se méfie tellement du plombier Polonais, mais on ne se méfie pas assez du chat polonais! 

Healing Horses

Ici, un article du Monde sur comment l'équitation et plus généralement le contact avec les chevaux peut être bénéfique au corps et à l'âme.

 

Si vous lisez cette note trop tard et que cet article est devenu payant, je pourrai l'envoyer par email aux intéressé(e)s, puisque j'ai fait une copie de la page.

Je vais peut-être monter ce week-end, mais rien n'est encore sûr (vu le prix exorbitant d'une heure de monte et la nécessité de me racheter des bottes, un casque, un pantalon qui m'aille, etc).

jeudi, 24 mai 2007

L'amour cheval


... Comme certains visiteurs de ce blog le savent, je fais du cheval depuis ce semestre. J'ai d'ailleurs quelques photos, à venir sur cet extraordinaire blog (ou pas).


J'ai une très bonne copine (Melissa, parfois posteuse de com's...), qui a, depuis que je la connais, cette passion pour les canassons dont on ne se défait jamais une fois qu'on l'a. Les chevaux, me disais-je jusqu'alors, c'est grand, ça sent pas forcément super bon, y'en a qui mordent, sans parler des coups de pied... Avant qu'Irina me traîne dans l'écurie que nous avions choisi sur Internet, Szarza (chargea), située en banlieue de Varsovie, il y a environ trois mois. Ce qui est magique à Wawa, c'est qu'après une demie-heure de « kolejka » (petit train, équivalent du RER parisien) depuis la gare de l'Ouest (Dworzec Zachodni), on arrive en campagne, avec fôrets, petits chemins pas goudronnés, petites maisons coquettes. Le village dans lequel on s'arrête, c'est Kanie Helenowskie (les Milans d'Helen, apparemment).


Dejà, on avait pas atterri dans l'écurie prévue; au lieu d'atterrir à Szarza, on est arrivées (on n'a pas bien lu les balises dans la forêt.... - c'est pas des conneries) à Pa-Ta-Taj (« pataclop », en polonais, d'après mon amour de Babelfish). Mais bon, on est restées quand même, parce que les gens étaient sympas et que les chevaux avaient l'air gentils, en bonne santé. On a eu notre première leçon. Horrible, j'ai eu mal pendant des jours, en plus c'était juste avant mon voyage en République Tchèque, j'ai pas pu m'asseoir là bas sans faire la grimace... S'en est ensuit beaucoup d'autres (leçons et maux de fesses consécutifs), pour notre plus grand plaisir (qui a dit que j'ai des tendances maso?), et on a peu à peu appris à maîtriser le trot (raising trot, half-seat, sitting trot... Je connais pas les mots en français...). Et sais maintenant que quand le cheval marche et qu'on le suit avec... ses hanches, tiens, ça s'appelle « anglezowac » (le verbe), « anglezowanie » (le substantif).


On a tout l'équipement: les bottes, le casque (la bombe?), le futal (affreux, j'ai des fesses de la taille des Etats-Unis là-dedans...), et le sucre, pour récompenser les petits chéris quand ils ont bien bossé, c'est à dire tout le temps – on va pas être vache, même si le cheval est un gros paresseux, faut quand même lui montrer qu'on l'aime quand même ;-).


Bref, on sait des choses.


Et en cheval, c'est pas tout d'apprendre les bons côtés... Il faut aussi (malheureusement le plus souvent contre notre volonté) apprendre à se casser la gueule... sans se la casser justement. Le cheval, ça va vite, et y'a des éléments qui les cavaliers inexpérimentés ne maîtrisent pas.


La première fois que je suis tombée, c'est parce que mon cheval (Hit, grand et « introverti ») a pris peur d'un sachet en plastique dans la forêt (« rubbish » comme dirait Agnieszka... on en parlait justement ce jour là, que la forêt était dégueu...). Il s'est arrêté brutalement pendant le trot et m'a jeté sur le côté gauche. J'ai eu peur, mais pas trop mal, comme on n'allait pas très vite. Je suis même remontée dessus, après avoir fermement demandé à mes jambes de s'arrêter de trembler – l'Adrénaline, il paraît.


La deuxième fois, c'était hier, et je me suis cassé la cheville droite.


Tout avait commencé de manière très agréable, on marchait tranquillement avec Agnieszka et Irina dans la forêt, et comme il fallait bien que je m'entretienne un peu, on est allées dans un pré, histoire que je trotte. Comme Hit est paresseux, Agnieszka m'a donné un « leurre », un petite branche, pour lui faire croire que j'ai une cravache, et qu'il l'ait dans son champ de vision, pour qu'il soit plus actif sans que j'aie à la frapper d'une manière quelconque... Chez Pa-Ta-Taj, on n'aime pas frapper les chevaux... ce qui est tout à leur honneur d'ailleurs.


Bref, je me dérouillais un peu, et Hit semblait bien répondre. A un moment, au tournant du pré, je lui ai demandé d'aller à droite en tirant sur les rênes. Et là, tout s'est précipité: comme Agnieszka le dit, un cheval est beaucoup plus fort que toi, et parfois tirer pour le faire freiner ne sert à rien. J'ai fait « Prrrr, prrrrrr! », tiré comme une tarée, mais il a continué. Il a commencé à galoper, trèèèèès vite, est sorti du pré, a traversé le cours d'eau à l'entrée, a pris le large avec moi sur le dos (qui n'en menait pas large, justement).


Là, une petite pause s'impose: à quoi ressemble un cheval quand il trotte, à quoi ressemble un cheval quand il galope? Les mouvements de ses pattes sont très différents. Quelque part, le galop est plus stable, le cheval a moins de risque de trébucher (il lève ses sabots plus haut). Mais il est aussi (et surtout) beaucoup plus rapide, et ça nécessite plus de musculature. On doit toujours serrer ses cuisses quand on fait du cheval, ainsi on évite de se casser la figure en cas de pépin imprévisible.


Quelle sensation... absolument terrible d'impuissance quand on perd la maîtrise de son cheval et qu'il se met à faire ce que bon lui semble. Evidemment j'ai commencé à paniquer quand j'ai compris (après une fraction de seconde) qu'il ne trottait plus et que je galopais... pour la première fois (arf). Le bon réflexe, je me suis levée sur mes étriers et me suis rapprochée de son cou en serrant les rênes... Quand j'ai vu le ruisseau, je me suis dit « putain de merde », ai dit « nie, nie, nie, nie » frénétiquement (ce qui était stupide puisque ma voix complètement paniquée a dû l'exciter).


Et là, je me suis dit (contemplant l'immensité verte devant moi et sachant bien que Hit ne s'arrêterait pas avec moi sur le dos), qu'il fallait que je tombe avant qu'il me fasse tomber. Mieux vaut choisir à quel moment et comment tomber plutôt que de laisser le cheval prendre la décision à ta place... Ai donc enlevé mes papattes des étriers et me suis laissée tomber sur le côté droit... J'ai encore dans ma tête ce moment effrayant où la seule chose que tu peux voir, ce sont les jambes du cheval, et tu te dis « je vais mourir », spécialement quand tu sens avec quelle force ta tête heurte le sol.


Après, il y a le moment de flottement sur le sol: tu entends ta respiration complètement affolée, les larmes coulent, tu ne vois rien, tu peux pas bouger un muscle, tu penses que tu vas rester comme ça le reste de ta vie. Mais tu ne sens encore rien (merci Adrénaline; l'ennui, c'est que tu fantasmes pendant une bonne minute sur ta possible tétraplégie).


Après, tu commences à hurler (quand la raison te reviens, tu appelles à l'aide). Comme quoi le cerveau est fait bizarrement: j'ai pensé au polonais, même pas à l'anglais et encore moins au français: « Pomagaaaaajcieeeee! » (aidez-moooooiiiii). Heureusement Agnieszka et Irina sont arrivées bien vite...


Après ça tout s'est vraiment passé de manière inhabituelle. Revenue à dos de Wanda à l'écurie (Wanda est un petit cheval qui pourrait passer pour un poney... que je n'ai pas eu de difficultés à monter donc. Heureusement que l'on monte du côté gauche, sinon j'aurais pas pu à cause de ma cheville).


Pied dans l'eau froide sur le banc à l'entrée des étables (après ôtage douloureux de la botte droite...), puis badage, théoriquement avec un produit pour chevaux, mais comme ils n'en avaient plus, Agnieszka m'a fait un bandage au vinaigre... eurk eurk. Comme je ne pouvais pas marcher du tout, me suis faite porter par Michal et Bartek (je crois). Les vaches, ils ont dit que j'étais lourde ;-). Ramenée en voiture à la gare de Pruszkow, taxi de Pruszkow à Radomska, tout le monde s'est montré d'une gentillesse incroyable. Y'a pas à dire, l'entraide, les Polonais ils savent ce que c'est (en tous cas ceux que je connais).


Mais le conte de fées (« la cheville foulée, pas besoin de béquilles! » qui se transforme à la fin du conte en « cheville cassée, opération possible ») n'est pas terminé! Me reste à vous raconter mes aventures hospitalières ;-)