lundi, 27 avril 2009
Ponyo, Ponyo
Je suis allée voir hier "Ponyo sur la falaise", le dernier-né de Hayao Miyazaki (mon Dieu, que j'ai du mal à me souvenir de son prénom).
Très joli film d'animation; j'ai adoré! Comme d'habitude, j'ai pleuré, donc je ne me formalise plus (mes larmes ne sont plus un gage de qualité, j'en ai trop versé!). La salle était petite, mal proportionnée et l'écran était minuscule, mais j'avais mes lunettes et j'ai pu lire malgré tout les sous-titres; contrairement à la nana qui était assise devant moi, je suis pas bilingue français-japonais. Je me suis cependant amusée à reconnaître les mots venant de l'anglais: "engine", "gasoline", "ham" (Ponyo adore le jambon, allez savoir pourquoi)... Enfin, venons-en au film en lui-même.
Mais alors, quelle belle histoire que celle de ce petit poisson (petite poissonne?) qui, s'éloignant de sa famille du fond des mers, vient illuminer la vie de Sosuke, petit garçon de cinq ans, lui bien terrestre. Comme je ne connais pas très bien Miyazaki, je ne vais pas comparer ce film à ses précédentes productions. Mais Ponyo m'a donné envie de voir le reste et je ne pense pas être déçue, tant les critiques se font unanimes à propos du personnage.
Ce film est un hymne à la vie, à toutes les générations... Et avant tout, un hymne à l'amour, l'amour filial (père absent de Sosuke, mais la symbolique est bien là, elle: le marin, le "héros" bravant les éléments; mère et père de Ponyo, couple improbable mais que l'amour unit malgré tout), comme l'amour tout court, magique, simple et indestructible, naissant entre Ponyo et Sosuke, pourtant amenant son lot d'épreuves douloureuses... Un conte, universel, quoi!
Ce n'est pas un film pour les enfants; enfin si, mais pas uniquement. Quand on sort de la salle, on a la tête pleine de rêves et de chansons, de couleurs, et on déborde d'amour! Tout adulte y a droit de temps en temps... Comme si les films qui rendent heureux c'était pas raisonnable pour les adultes. Que j'entende un seul "cul-cul la praline" et le coupable verra mes foudres s'abattre sur sa personne :-)
Ah, l'amour... L'amour, qui transforme les gens. A retenir et pourquoi pas à méditer le soir, en attendant le lendemain...
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samedi, 16 août 2008
Le Chevalier Noir
Le titre fait plus ténébreux comme ça, vous trouvez pas?
Je suis allée au cinéma avant-hier soir, pour mettre fin à la trève imposée depuis les examens et les vacances dans ma faim de cinés à toute heure. Pour aller voir le dernier Batman en VO.
Déjà, les critiques de la presse semblaient unanimes: à part Libération (qui semblent vouloir être systématiquement à contre-courant ces derniers temps: une posture qui m'énerve un peu, surtout que j'adore ce journal et que je le feuillette depuis que je sais lire) et la Croix (?), tout le monde considère ce Batman comme le meilleur de tous ceux qui ont précédé. Bon, vous me direz, ils l'avaient déjà dit pour celui d'avant, le "Batman Begins".
Vous vous souvenez peut-être de mon billet sur Heath Ledger, mort récemment. A l'époque je ne savais pas du tout qu'il allait jouer le Joker. Quand j'ai su que c'était lui, et que j'ai vu la tonne de commentaires élogieux genre "Heath Ledger crève littéralement l'écran", je me suis dit: ils veulent flatter les morts, et ça m'a un peu énervé. Mais j'ai très vite changé d'avis.
D'abord, il est méconnaissable, derrière les peintures grotesques qui lui barbouillent le visage. On est loin du Jack Nicholson qui a incarné le premier Joker dans le premier Batman (ah, Tim Burton et son Gotham baroque...). A un maquillage lisse et impeccable de clown tragi-comique et un peu dandy, Heath Ledger oppose un Joker terrifiant, moins figé, peut-être encore plus fou à lier que n'a su l'être la première mouture. Un désespéré. La scène du "hit me, hit me", est absolument géniale. Le regretté Heath incarne à perfection le sociopathe (psychopathe?), jusque dans son rire glacé et ricanant. Pourquoi ce sont toujours les meilleurs qui s'en vont?
Christian Bale (ah, le séducteur Bruce Wayne arrivant à ses soirées avec trois nanas collées à lui...), et Gary Oldman m'ont également plu, moins que Ledger, mais quand même. Maggie Gyllenhaal a un petit plus, celui de rendre un peu moins plat et stéréotypé le rôle de la jolie nana qu'il faut sauver (ou pas, d'ailleurs!).
Batman ressemble un peu à un tank, quand même, faut l'avouer, et sa voix originale m'a vraiment énervé. Essayez de parler comme lui, et au bout de trente secondes, vous serez pris d'un quinte de toux très désagréable. Apparemment, la Batmobile, aux dires de Sébastien, est vraiment un tank, au sens où elle est très peu maniable, en réalité, et lente comme un escargot. Mais on ne va pas voir ce genre de film pour son réalisme, n'est-ce pas! Cocorico, cependant, c'est un Français qui l'aurait créée...
Pour le scénario, les plans machiavéliques du Joker se succèdent et atteignent des sommets dans le tordu et le génial. Pour ceux qui aiment la théorie des jeux, en passant, comment trouver l'équilibre de la situation des deux ferries? Un jeu très intéressant - à ne pas reproduire en grandeur nature, mais en théorie, ce serait pas mal...
Comme dans tout film de super-héros, la morale est là, bien lourdaude mais pas pire que celle d'un autre film du genre. Tout le monde est capable du pire, même le meilleur d'entre nous. Un Batman très sombre, très réel, très "aujourd'hui, maintenant": c'est ce qui dérange et plonge le spectateur dans l'étonnement et la fascination. Le héros nous ressemble, mais le "méchant", c'est aussi nous...
09:02 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 11 janvier 2008
Into the Wild, de Sean Penn
Je suis allée hier au cinéma. Jusque là, rien que de très normal. On était jeudi, après les exams, j'avais besoin et envie de me rafraîchir la tête...
Après certaines hésitations, on avait décidé d'aller voir "Into the Wild", le dernier film de Sean Penn ("no, Sean Penn IS NOT the capital of Cambodia. Everybody knows that the capital of Cambodia is... well, it's definitely not Sean Penn!" - Chandler dans Friends).
Où commencer?
Je crois que je vais faire une simple liste de raisons pour lesquelles vous devriez aller courir le voir, et ensuite l'acheter en Blu-Ray pour rentabiliser et intellectualiser votre brand-new PS3, reçue de vos parents à Noël:
- si, comme moi, vous aimez la beauté et la sauvagerie de la nature intacte des grands espaces américains ("great outdoors"). Ceci inclut un passage qui m'a littérallement émerveillé, où le jeune Chris McCandless court avec un troupeau de chevaux sauvages...
- si, comme moi, vous avez la vingtaine passée, et que vous êtes encore plein d'idéaux: comment la vie devrait être faite; et que vous vous confrontez durement à ce que la vie est réellement, et que cela vous fait mal au plus profond de vous, sans que jusqu'à présent, vous ayiez pu mettre des mots sur ce malaise qui vous étreint parfois;
- si, comme moi, vous êtes étudiant(e), et que vous savez pertinemment que votre diplôme ne vous mène pas où vous voudriez aller, et que vous n'en finissez plus, comme Christopher, de terminer l'Université pour enfin arrêter de faire plaisir à vos parents, et commencer à vous faire plaisir à vous-même;
- si, comme moi, vous avez l'impression que tout ce qui fait marcher notre monde est en complète déconnexion d'avec ce à quoi l'être humain, au sens le plus noble du terme, aspire; s'il vous est déjà arrivé d'avoir ce fantasme du "tout plaquer", brûler votre carte d'identité, votre permis de conduire, couper en deux votre carte bleue, pour partir, enfin, aller à la rencontre de votre personnalité profonde, sans le filet de sécurité qu'est la société ("society, society, SOCIETY!");
- si, comme moi, votre famille vous a rendu parfois malheureux, en colère, ou fou;
- si, comme moi, quand vous randonnez (si vous randonnez), et que vous arrivez au sommet de la montagne qui vous en a tant fait baver, vous ouvrez vos bras sur la vue qui s'ouvre à vous, comme si vous pouviez épouser toute l'immensité du monde à vous seul(e);
- si, comme moi, vous considérez qu'un bon film n'est pas un bon film si sa musique n'est pas bonne (c'est l'amoureuse des belles BO qui parle!); et si vous aimez la chanson de Bob Dylan "Blowing in the Wind" et qu'elle vous touche;
- si, comme moi, vous avez peur, vraiment peur, parce que vous vous trouvez à un moment de votre vie où vous posez trop de questions pour que vous ne puissiez réfléchir posément à leurs réponses respectives;
...
- si vous êtes prêts à sortir d'une séance de cinéma:
avec votre maquillage ayant coulé jusqu'au menton pour les filles, vous donnant un regard de raton-laveur qui a une très mauvaise conjonctivite;
pour les garçons, avec un curieux sentiment de gêne ("non, non, j'ai pas pleuré, qu'est-ce que tu racontes?? OK, c'était émouvant, mais non.."), en vous disant que vous ne saviez pas que tant d'émotions étaient enfouies dans votre coeur (je taquine les hommes... most of them do have more than the emotional availibility of a teaspoon...);
Allez-y (en VO, hein). Faites-moi confiance, vous ne serez plus jamais la même personne en en sortant. Quand le générique de fin a commencé à défiler, j'ai mis cinq bonnes minutes avant de pouvoir prononcer un mot... c'est comme si mes émotions avaient supporté le crescendo durant deux heures et vingt-sept minutes, et que j'étais arrivée à un point où elles avaient dépassé le stade où je pouvais les partager. En tant que femme (jeune femme? fille? nana?), habituée à communiquer ses angoisses, ses peurs, ses envies à n'importe qui, je peux vous dire qu'atteindre le point où l'on perd ses mots, c'est un signe qu'on vient de ressentir trop d'émotions à la fois.
Un immense merci à Sean Penn. Avec ce film, pour moi, il redonne un sens à la vie humaine, sens que trop de gens n'arrivent pas à trouver... moi comprise. Je peux cependant me dire que j'ai fait un grand pas en avant hier soir.
20:22 Publié dans A voir, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 27 février 2007
Hannibal, de l'autre côté du masque...
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... le délicieux Gaspard Ulliel, à qui on donnerait le Bon Dieu sans confession:
Regardez-moi ce visage d'ange...
Arrêtez-vous quelques secondes sur ces yeux pleins d'intelligence bienveillante...
Sur cette coupe de cheveux romantique, décoiffée, qui donne envie d'aller prendre l'air avec lui sur une plage déserte battue par les vents, des embruns pleins la figure...
Sur cette petite fossette toute mimi sur sa joue gauche, enfantine...
Quand je regarde cette photo, vraiment, je me dis que le petit Gaspard doit être un adorable jeune homme. En plus, Monsieur est de bonne famille: fils de stylistes (selon Wikipédia... l'article en anglais contredit celui en français, mais bon...). Et il est jeune (à peine deux ans de plus que moi. Né en 1984). Et c'est un ancien top. Tu m'étonnes, un visage pareil, ça vaut de l'or.
...
Pour en venir à Hannibal, donc, que je suis allée voir il y a deux jours (j'aurais pas dû y aller le soir... j'aurais pas dû...), j'ai été littérallement soufflée par sa perf d'acteur. Oui, l'angelot que vous avez en photo au-dessus s'est muté, à force de travail acharné (notamment sur le jeu d'Antony Hopkins, "LE" Hannibal de référence), en CECI:
Oui. Maintenant, reprenez les éléments cités du dessus et comparez:
- ces yeux pleins de malignité qui n'est plus du tout bienveillante. Ceci est extrait de la scène la plus gore de toutes. Enfin, presque la plus gore. Je crois qu'elles se valent toutes.
- la coupe de cheveux est vraiment pas terrible. Hannibal, désolée, mais t'es mal coiffé. Les études de médecine et la France ne t'ont pas du tout réussi. Le brushing rigide, no thanks.
- La fossette n'est plus du tout sexy, parce qu'elle sert cette espèce de rictus si cher à Antony Hopkins, que le mimi Gaspard a réussi à imiter à la perfection sur cet aspect (le rictus inquiétant).
Qu'on ne s'y trompe pas, cependant, Gaspard apporte sa touche personnelle à Hannibal Lecter. J'ai été vraiment agréablement surprise par son jeu. Il crève vraiment l'écran. Il est très inquiétant, et a également vraiment réussi à rendre humain le monstre à ceux qui ignoraient la douloureuse histoire d'Hannibal le Lituanien. C'est la première fois qu'on voit Hannibal péter un plomb à l'écran. J'étais habituée à plus de retenue. M'enfin, si j'apprenais que j'avais mangé ma soeur en soupe, je serais un peu perturbée aussi.
J'avais acheté Vogue en France (numéro de Février) et le petit Gaspard était en couverture, et en pages intérieures. Super photos. J'aurais dû redescendre le numéro à Varsovie mais j'ai oublié...
Bref, Hannibal, bon film, et acteur très très très intéressant. Courez le voir (mais pas le soir, préférez une séance le matin, et ne prévoyez pas trop large pour le repas, vous risqueriez de ne pas avoir très faim).
18:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 20 février 2007
Step Up
... il ya des films comme ça, je les revois trois fois de suite tellement ils me retournent! "LE" film de 2006 avait été (pour moi...) "Love Actually"; celui de 2007 serait p'tet bien "Step Up".
Ceux qui l'ont déjà vu vont dire "beurk, une énième film sur la rencontre entre le monde du hip-hop et du ballet, on en a marre des clichés". Ben justement, je trouve que celui-là évite les clichés trop faciles. Par exemple, on retrouve pas cette mauvaise habitude de toujours créer des couples Blanc-Noir, parce que ça fait "conte de fées", ça fait "on veut casser le racisme...". Marre des étiquettes. Ici pour une fois, le "sauvageon", la "racaille", le "jeune de banlieue", c'est un Blanc (Tyler... joué par Channing Tatum, j'y reviendrais). Etr la petite fée bien élevée, bonne famille, est une Blanche également (Nora, interprétée par Jenna Dewan).
Le film n'a pas grand intérêt en soi, je vous l'avoue. Le scénario est un peu pourri. Un type et ses potes "trashent" un théâtre d'une école d'arts (presque sans faire exprès, d'après la manière dont c'est tourné... Bien sûr...). Le Blanc de la bande se fait prendre (l'idiot loyal qui se sacrifie), écope de 200h de travaux d'intérêt public dans ladite école trashée, et regarde avec dédain les leçons de ballet qui s'y déroulent, entre autres activités créatrices (sculpture, chant, composition...). C'est que ce mec, Tyler, c'est un dur de dur, et ces choses de mauviettes, ben c'est pas pour lui. Nan. Il fait le ménage là-bas, donc, sans grand enthousiasme.
C'est là qu'entre en scène la petite Nora. Ah, Nora... La danseuse talentueuse, que Tyler observe du haut de son escabeau. Nora, qui se bat contre la poisse. Elle est en dernière année et doit absolument trouver un boulot après ses études. Pour ça, la représentation à laquelle elle travaille est sa seule chance. Et c'est la que son partenaire se pète la cheville... Le con.
Tyler est généreux, et en plus il danse bien (enfin, pas le ballet, ça va de soi), t il lui propose son aide, qu'elle accepte en renâclant un peu. La suite, vous la connaissez déjà: accrochages, rebondissements, baiser au bord d'une crique, enfin bref, une histoire d'amour qui se termine bien (qu'est-ce qu'on s'emmerde...).
La chose géniale de ce film, c'est... Non, LES choses géniales de ce film, c'est:
1. La BO. Vous saviez déjà que pour moi, les BO c'est le plus important. La musique d'un film, c'est son âme. Hip-hop, R'N'B, avec des pointures quand même: Sean Paul entre autres. Vous vous souvenez du clip de "give it up to me"? Ben c'est du film, tiens. Mention spéciale pour la chanson "I'mma shine", que j'écoute en boucle depuis hier (j'ai acheté la BO, oui, je sais, je suis conne).
2. Les acteurs. Et surtout Channing Tatum. Oui, drôle de nom pour un acteur, mais on s'en pète, il est tellement "mmmyummy!" que j'en ferais bien mon petit déjeuner, du Channing. Tant qu'on y est, j'en reprendrais volontiers à midi, au quatre-heures et au dîner. Le bad boy parfait, comme je les aime. Jenna Dewan est aussi adorable, mais moins intéressante. Tyler est un pauvre gosse de l'assistance publique dont le père adoptif est alcoolo, qui enchaîne les échecs et les comparutions pour délits mineurs. Il vole des voitures comme passe-temps. Ce qui est bien en revanche, c'est qu'il ne se drogue pas. Bon, Nora, elle, fait face à une mère qui ne la soutient pas dans son amour de la danse. Son père, mort il y a deux ans, lui, la soutenait. On voit le truc: le tête à tête mère-fille, l'incompréhension, blah-blah.
3. Les chorégraphies... Le meilleur pour la fin. En fait ce film, c'est un peu certains de mes rêves qui se retrouvent collés à l'écran. J'ai dansé, pendant quelques mois, et ai abandonné pour raisons peu avouables (en fait, mes copines de l'époque adoraient être cruelles avec moi. C'est pardonné, mais à dix ans, on peut être horrible.) Enfin bon, pour moi, danser c'est plus que des sensations. L'endroit où je souris le plus, c'est en boîte. Sentir le rythme courir dans ton arête dorsale, les basses faire vibrer ton corps, une foule qui bouge avec toi, c'est quelque chose que j'apprécie, au même niveau que nager. C'est presque devenu vital. Alors toutes ces chorégraphies, ces "routines" (en américain), c'est un vrai plaisir. Avec cette histoire d'amour derrière, imaginez: Raphaëlle n'arrête pas de fantasmer sur son futur Tyler (qui n'existe pas et ne va pas pointer le bout de son nez avant trèèèss longtemps. Non. Tous espoirs envolés.)
Bref, l'intérêt du film, c'est la danse et la musique, il ne faut pas s'arrêter à la faiblesse du scénario. Même si je pourrais le défendre en disant qu'il n'y a pas de mièvrerie. Le mec et ses potes ne se plaignent pas de leur vie (assez moche je dois dire...), ils vivent, et essayent de "faire du mieux qu'ils peuvent". Là où ça clashe, c'est que ça, "faire du mieux qu'ils peuvent", ça a coûté la vie au petit frère du meilleur ami de Tyler. J'ai aussi beaucoup apprécié le fait qu'on ne montre pas les Blacks comme des gars dans la mouise sans arrêt. Marre du misérabilisme. On peut être Black et heureux aux States, et les films de ce genre ont tendance à montrer l'inverse (les Blancs contre les Noirs, les riches contre les pauvres...). Naze. Faut changer d'époque.
Pour finir, je sais que ce film est sorti en 2006, mais j'm'en fous, je l'ai vu pour la première fois il y a deux semaines. Une vraie bonne surprise. Et depuis, je me demande si je vais pas me remettre soit à la danse (très pas réaliste) ou à la musique hip-hop. La BO me sert déjà de tremplin... j'arrive même à comprendre certaines paroles (dire que je comprends rarement le rap français, comprendre l'américain me montre à quel point je suis imprégnée de "'sup, man??" (répondre "hey, 'sup?")
"I'mma shine, I'm gonna make it".
19:15 Publié dans Bon pour les oreilles, Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









