mercredi, 28 janvier 2009
Dexter
Ah, je suis une addict des séries américaines... enfin, juste des bonnes!
Et Dexter est vraiment une très, très très bonne série US.

Pourquoi? Parce que comme dans le sang d'une personne en bonne santé, il y a plein de bons éléments distillés juste dans la bonne quantité pour que l'alchimie soit au rendez-vous...et donne de la vie au mélange:
Du gore, d'abord: Dexter est un serial-killer et a une passion morbide pour le sang, qui fait de lui un expert en "blood spatter" le jour, au sein de la Miami Metro PD, et la nuit un monstre aux pulsions sanglantes.
Des bons sentiments et de la morale, ensuite: Dexter n'est pas n'importe quel serial killer; c'est le "gentil" serial killer (si ça existe) qui protège nos enfants des tueurs qui ont échappé au système judiciaire. Dexter, qui tient sa morale de son père adoptif, flic, ne tue que des super-vilains.
De la bonne musique: bien creepy quand il faut, latino parfois, et qui montre une sorte de dérision, une ironie de la situation. La petite musique enjouée du générique est particulièrement intéressante. C'est la première fois que voir couper et presser une orange me donne des frissons de peur délectables...
Et pour finir, du SEXE et du NU (enfin surtout dans la deuxième saison): la pudeur américaine est très loin. Comme il fait toujours super beau à Miami, les gens sont toujours en t-shirt ou robe légère. C'est un peu déconcertant... mais bon, Michael C. Hall est une belle pièce de viande dans laquelle je mordrais bien (mais non, Sébastien, tu es le seul et l'unique, tu le sais bien). Deux trois scènes qui valent le détour... Je n'en dirai pas plus :-)
J'ai pensé quand même à un truc: peut-être que cette série a inspiré ou va inspirer des meurtres? J'espère que non, mais honnêtement, ça ne m'étonnerait pas qu'un ou deux pseudo-justiciers se mettent à planter des seringues dans le cou de leurs victimes désignées et essayent de les découper en morceaux pour ensuite les jeter par dessus-bord... Mais c'est là où la série a ses petites incohérences: les crimes de Dexter sont loin d'être parfaits. D'abord, il ne porte pas toujours de tablier, ou un truc qui protège ses vêtements du sang, et comme on le voit toujours avec les mêmes fringues, je suppose que parfois, les taches sont dures à enlever... En plus, il pourrait très bien laisser des fibres sur les lieux, malgré toutes les précautions qu'il prend. Et un crime n'est un crime que s'il reste un cadavre, et je trouve que Dexter se débarrasse très mal des siens...
Mais bon, mis à part ces détails, la série est délectable et nous réconcilie avec nous-mêmes. Nos pulsions nous submergent parfois, mais il y a toujours moyen de les canaliser... pour le bien?
09:48 Publié dans A voir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 19 janvier 2009
Validation
Il fallait que je sorte de mon mutisme bloguesque pour vous faire part d'une vidéo fantastique trouvée sur Youtube...
Si vous voulez passer une bonne journée, ou si vous vous sentez un peu déprimé(e), en bref, si vous avez besoin d'un peu de tendresse et de poésie dans ce monde de brutes... Allez vous faire valider ici.
Attention, la vidéo est en anglais, sans sous-titres, avis à ceux qui ont un peu de mal...
Sinon, je vais bien, mis à part que j'ai trop de boulot, que je me sens un peu tristounette loin de mon Pacsou, et que mon polonais ne s'améliore pas. J'ai un examen mercredi, et je n'ai pas de temps pour le bosser. Il n'est pas obligatoire pour mon M2, mais j'aimerais bien pouvoir le passer tant qu'à faire, ce n'est pas pour rien que j'ai pris mes lundis et mercredis au sérieux depuis que je suis ici! N'empeche que j'ai raté beaucoup de cours et que je suis un peu paumée (genre, les déclinaisons des adjectifs numéraux: ouille).
Voilà pour une update, et pour synthétiser, j'ai regardé cette vidéo et mon jour est soudain devenu meilleur! Effet bonne humeur garanti.
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dimanche, 04 mai 2008
Bones
J'en appelle à vos souvenirs de classe de collège. Vous rappelez-vous de ces séances de torture en bio ou en physique-chimie, juchés sur des tabourets instables, tentant maladroitement d'écrire ce que le prof vous dictait sur des paillasses dont les carrelages vous empêchaient d'être suffisamment lisibles pour pouvoir relire vos cours quand viendrait l'interro? Votre stylo ayant percé votre Velin Surfin au moins quatre fois depuis le début de l'heure, vous portiez alors, résigné à être aussi nul qu'avant, vos yeux sur...
Arthur, le légendaire, l'indéboulonnable, l'inoubliable Arthur... le squelette de la classe, exhibé comme une vulgaire poupée, pendant lamentablement autour d'une structure métallique. Arthur qui d'ailleurs, parfois, s'appelait civilement Arthur, mais aurait mérité le prénom Arthurine, puisque le nombre de côtes présentes et la largeur du bassin vous disaient, à vous qui aviez fidèlement appris vos cours d'anatomie, qu'il s'agissait d'une femme et non d'un homme. Vous vous demandiez alors ce que cachaient ces os blancs, lavés par le temps. Un être qui avait vécu... et qui s'était d'une manière ou d'une autre retrouvé là, nu, dans cette classe, condamné à faire l'objet de la curiosité de générations pléthoriques de collégiens barbés par le cours qui leur était proposé.
Pourquoi, me direz-vous, ces divagations sur un squelette? Parce que j'ai une fascination morbide pour les gens maigres? Parce que je répète Othello et que j'ai besoin d'un crâne pour le monologue "être ou ne pas être"? Que nenni.
J'ai découvert une série vraiment bien, Bones. Pour ceux qui ne sont pas difficiles, je leur conseille M6 tous les vendredi soirs en prime. Pour les chieurs et amateurs de VO comme moi, faites le choix 1. de l'illégalité, en téléchargeant la saison 1 en VO; 2. de la légalité, que j'encourage (who am I kidding??) en achetant les DVD (ce que j'ai fait, d'ailleurs).
Bones, c'est le surnom de Temperance Brennan (tout à droite sur la photo, Emily Deschanel), "forensic anthropologist" (si vous voulez, une anthropologue - mais aux USA, un anthropologue n'a pas le même sens qu'en France - spécialiste en médecine légale) qui aide le FBI et l'inspecteur Seeley Booth (à gauche de Temp, David Boreanaz) à résoudre des affaires d'homicide, qui sont principalement des cadavres en décomposition avancée. Bones se charge alors de trouver un maximum d'indices, aidée de sa petite équipe (de gauche à droite, Zack, l'étudiant, le Dr Goodman, le boss, Angela, l'artiste gentiment nymphomane, Jack, le spécialiste des insectes et des théories du complot).
La série est inspirée de livres, écrits par une "forensic anthropologist", Kathy Reichs, dont le personnage central est Temp Brennan. J'ai d'ailleurs bien l'intention de m'en procurer le premier volume.
Des personnages attachants, du gore (les cadavres sont parfois vraiment... réalistes), des tensions sexuelles (Booth - Brennan, que tout sépare pourtant), de l'humour à gogo, et voilà le cocktail savamment dosé, sans lourdeurs, pour une série qui a de l'avenir. Une évolution à surveiller...
C'est vrai que je déprimais un peu, sans Grey's Anatomy pour pimenter mes longues soirées... de révisions (histoire de faire une pause méritée dans toute cette économie européenne et ce droit communautaire)... et Bones est le remède idéal.
Vous ne verrez plus jamais Arthur de la même façon, maintenant!
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jeudi, 24 janvier 2008
Heath Ledger
... est mort cette semaine. On ne sait pas encore de quoi.
Encore un jeune acteur, plein d'avenir et bourré de talent, qui s'en va. Beaucoup trop tôt.
Je ne l'ai vu que dans Brokeback Mountain, pour son rôle d'Ennis Del Mar. Un rôle controversé, ont dit certains... Pourquoi "controversé"? Quel élément de ce film est sujet à controverse? L'amour? Le Wyoming? L'homosexualité? Le travail de berger? ... Brokeback Mountain est une histoire d'amour comme les autres, bien qu'elle touche plus, parce qu'elle est interdite. Romeo et Juliette, pièce maîtresse de William Shakespeare, est-elle sujette à controverse? Si c'était Roméo et Julien, peut-être qu'elle n'aurait jamais traversé les époques...
Brokeback Mountain fait partie des rares films qu'il faut avoir vus et entendus, une des rares histoires d'amour universelles. Celle de deux coeurs brisés par l'interdit d'une époque et d'un milieu. Deux cowboys pédés, ça le faisait pas dans l'Amérique profonde du Wyoming, à l'herbe verte et aux tabous bien ancrés comme une paire de bottes de caoutchouc engluées dans la boue pâteuse d'un ranch sous la pluie.
Heathcliff aurait dû vivre plus que 28 ans. Peu importent les raisons de sa mort, ça va me faire bizarre quand je regarderai (encore une fois) Brokeback Mountain.
A la fin du film, Ennis Del Mar pleure la perte de son amant Jack Twist (Jake Gyllenhaal). C'est étrange de se dire que Heath Ledger a peut-être été victime de sa carrière d'acteur, qu'il vivait difficilement apparemment, comme Jack Twist a été victime de son homosexualité dans Brokeback Mountain...
18:02 Publié dans A voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 11 janvier 2008
Into the Wild, de Sean Penn
Je suis allée hier au cinéma. Jusque là, rien que de très normal. On était jeudi, après les exams, j'avais besoin et envie de me rafraîchir la tête...
Après certaines hésitations, on avait décidé d'aller voir "Into the Wild", le dernier film de Sean Penn ("no, Sean Penn IS NOT the capital of Cambodia. Everybody knows that the capital of Cambodia is... well, it's definitely not Sean Penn!" - Chandler dans Friends).
Où commencer?
Je crois que je vais faire une simple liste de raisons pour lesquelles vous devriez aller courir le voir, et ensuite l'acheter en Blu-Ray pour rentabiliser et intellectualiser votre brand-new PS3, reçue de vos parents à Noël:
- si, comme moi, vous aimez la beauté et la sauvagerie de la nature intacte des grands espaces américains ("great outdoors"). Ceci inclut un passage qui m'a littérallement émerveillé, où le jeune Chris McCandless court avec un troupeau de chevaux sauvages...
- si, comme moi, vous avez la vingtaine passée, et que vous êtes encore plein d'idéaux: comment la vie devrait être faite; et que vous vous confrontez durement à ce que la vie est réellement, et que cela vous fait mal au plus profond de vous, sans que jusqu'à présent, vous ayiez pu mettre des mots sur ce malaise qui vous étreint parfois;
- si, comme moi, vous êtes étudiant(e), et que vous savez pertinemment que votre diplôme ne vous mène pas où vous voudriez aller, et que vous n'en finissez plus, comme Christopher, de terminer l'Université pour enfin arrêter de faire plaisir à vos parents, et commencer à vous faire plaisir à vous-même;
- si, comme moi, vous avez l'impression que tout ce qui fait marcher notre monde est en complète déconnexion d'avec ce à quoi l'être humain, au sens le plus noble du terme, aspire; s'il vous est déjà arrivé d'avoir ce fantasme du "tout plaquer", brûler votre carte d'identité, votre permis de conduire, couper en deux votre carte bleue, pour partir, enfin, aller à la rencontre de votre personnalité profonde, sans le filet de sécurité qu'est la société ("society, society, SOCIETY!");
- si, comme moi, votre famille vous a rendu parfois malheureux, en colère, ou fou;
- si, comme moi, quand vous randonnez (si vous randonnez), et que vous arrivez au sommet de la montagne qui vous en a tant fait baver, vous ouvrez vos bras sur la vue qui s'ouvre à vous, comme si vous pouviez épouser toute l'immensité du monde à vous seul(e);
- si, comme moi, vous considérez qu'un bon film n'est pas un bon film si sa musique n'est pas bonne (c'est l'amoureuse des belles BO qui parle!); et si vous aimez la chanson de Bob Dylan "Blowing in the Wind" et qu'elle vous touche;
- si, comme moi, vous avez peur, vraiment peur, parce que vous vous trouvez à un moment de votre vie où vous posez trop de questions pour que vous ne puissiez réfléchir posément à leurs réponses respectives;
...
- si vous êtes prêts à sortir d'une séance de cinéma:
avec votre maquillage ayant coulé jusqu'au menton pour les filles, vous donnant un regard de raton-laveur qui a une très mauvaise conjonctivite;
pour les garçons, avec un curieux sentiment de gêne ("non, non, j'ai pas pleuré, qu'est-ce que tu racontes?? OK, c'était émouvant, mais non.."), en vous disant que vous ne saviez pas que tant d'émotions étaient enfouies dans votre coeur (je taquine les hommes... most of them do have more than the emotional availibility of a teaspoon...);
Allez-y (en VO, hein). Faites-moi confiance, vous ne serez plus jamais la même personne en en sortant. Quand le générique de fin a commencé à défiler, j'ai mis cinq bonnes minutes avant de pouvoir prononcer un mot... c'est comme si mes émotions avaient supporté le crescendo durant deux heures et vingt-sept minutes, et que j'étais arrivée à un point où elles avaient dépassé le stade où je pouvais les partager. En tant que femme (jeune femme? fille? nana?), habituée à communiquer ses angoisses, ses peurs, ses envies à n'importe qui, je peux vous dire qu'atteindre le point où l'on perd ses mots, c'est un signe qu'on vient de ressentir trop d'émotions à la fois.
Un immense merci à Sean Penn. Avec ce film, pour moi, il redonne un sens à la vie humaine, sens que trop de gens n'arrivent pas à trouver... moi comprise. Je peux cependant me dire que j'ai fait un grand pas en avant hier soir.
20:22 Publié dans A voir, Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









